Synology DS218J: Mon retour d'expérience

Rédigé par Aurélien Aucun commentaire
Classé dans : Informatique Mots clés : Synology, NAS, Stockage
Mon NAS Synology

Il y quelques semaines, j’ai acheté mon premier NAS Synology pour remplacer mon serveur HP Proliant Miroserver qui ne répondait plus ou pas à mes besoins. Cet article est là pour faire un mini retour d’expérience après plus d’un mois d’utilisation du NAS Synology.

Pourquoi avoir changé ?

A l’origine j’avais un microserveur HP Proliant, avec 5 disques durs ( 1 de 80Go pour le système qui était ubuntu et 4 de 2To pour les données) et une configuration pas trop mal, mais dont je ne me servait absolument pas pour plusieurs raisons :

  • Je n’ai pas 8To de données à stocké (j’en avais donc 7 de trop).
  • La consommation électrique de la bête était élevée.
  • Le Ubuntu installé n’était plus du tout maintenu (la faute à ma procrastination).

Partant de ce constat et ayant déjà entendu parler de Synology par le passé j’ai investi dans mon tout premier NAS : un DS218J. Les puristes auront déjà toutes les informations avec la référence mais pour les autres, il s’agit d’un Synology DiskStation (DS) à deux baies de disques (2) sorti en 2018 (18) de la gamme grand public (J).

J’ai donc dans ce NAS repris deux disques de 2TO de l’ancien, ce qui m’a fait pas mal économiser. Car dans mes souvenirs les 4 disques de To étaient trois fois plus chère que le serveur en lui-même.

Premier branchement

Premier démarrage de la bête, à première vu c’est très intuitif et ça l’ai ! C’est du clic, c’est facile, je suis épaté ! De suite il détecte mes disques que j’avais au préalable vidés et formatés, je créé mon compte, je clic sur next, next, next (au passage j’ai quand même lu les conditions d’utilisations car je vais y mettre mes données, bien qu’elles soient stockées chez moi, l’entreprise Synology propose leurs services). Le NAS est intelligent, il crée un raid SHR qui est un raid 1 (disques en miroir) amélioré par Synology. Ça permet d’être tolérant à la panne d’un disque, et ça tombe bien puisque c’est exactement ce que je veux faire.

La configuration

Une fois le premier démarrage fait, on tombe sur un bureau virtuel via le navigateur web. C’est bien fait et intuitif ! La configuration est simple et tout fonctionne du premier coup à coup sûr. Pour une fois, je trouve que la simplicité n’est pas réalisé au détriment du reste, c’est à dire qu’il y a beaucoup d’options. Je ne vais pas plus m’étendre sur la configuration, tu trouveras beaucoup de tutos qui traitent de ça sur l’internet.

Mes besoins

J’utilise le NAS pour sa fonction première, à savoir du stockage de fichier avec un accès SMB pour les Windows et AFP pour Linux et Mac. Il existe pleins d’applications que tu peux installer sur le NAS mais pour avoir testé AudioStation qui permet de faire un cloud musical, l’utilisation est je trouve chaotique et le système d’indexage est complètement nul (n’ayons pas peur des mots).

J’utilise seulement deux applications additionnelles : HyperBackup qui me permet de sauvegarder/restaurer (n’oublie pas qu’une bonne sauvegarde c’est celle que tu peux restaurer) le NAS sur un disque dur externe, et Antivirus Essentiel (derrière ce nom, ce trouve en réalité ClamAv) qui tourne pour ma part tout les jeudi à 12h00.

QuickConnect ou pas QuickConnect ?

C’est LA question que je me pose depuis que j’ai mon NAS Synology. Est-ce que j’active QuickConnect pour avoir accès à mon NAS depuis l’extérieur de mon réseau sans avoir à configurer ma box internet ? Je ne sais pas encore. J’ai pas mal étudié la question mais je vais y réfléchir encore un peu. Pour toi qui est curieux, j’ai déniché sur le site de Synology une notice expliquant le fonctionnement du service QuickConnect. La vrai question étant de savoir si le relai utilisé par Synology est sécurisé et si les informations transmises sont chiffrées même à l’intérieur du relai.

Photos et performance

J’ai noté un truc sur les performances avec des images ou photos. Quand on consulte en mode miniature des images sur le bureau virtuel (ou même via l’appli mobile DS file) le NAS fait des miniatures de différentes tailles et les stocks dans le disque dur. Quand il y en a beaucoup à créer, j’ai noté plusieurs problèmes :

  • Le NAS se fige.
  • Les disques durs tournent à fond les ballons.
  • Impossible de se connecter.
  • A la fin dans les log (via ssh) on trouve un joli OutOfMemory.

Les applis mobiles

Un petit mot sur les applis mobiles, j’en utilise qu’une seule: DS file qui permet de consulter ses fichiers sur son ordiphone. C’est plutôt pas mal et ce que j’apprécie c’est de pouvoir télécharger des documents qu’il est possible de consulter quand le NAS n’est pas accessible.

J’ai aussi testé une application (File Explorer sur iPhone) qui permet de se connecter en SMB directement sur le Synology et ça fonctionne bien.

Conclusion

Il y a des trucs bons et d’autre moins bons (voir complètement nul). Sa simplicité est sa force et permet au novice (comme au pro) d’héberger ses données et ses services (musiques, vidéos et autres) chez soi.

Pour ma part, il me reste à trancher la question du service QuickConnect. Il existe une alternative à ce service, c’est de monter un serveur VPN via le Synology. C’est un peu plus risqué mais je crois que l’informatique de nos jours est de savoir placer la barre au plus juste entre sécurité et facilité.

Écrire un commentaire

Quelle est la première lettre du mot smjbs ?

Fil RSS des commentaires de cet article